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lundi 28 décembre 2009

"La sortie", eau-forte avec Puretch





La sortie (7x6 pouces), une eau-forte deux passages, dont un avec Puretch, et chine-collé.

Pour cette gravure j'ai choisi de travailler avec deux plaques de cuivre. Sur la première plaque de cuivre j'ai dessiné la porte du wagon de métro en utilisant la méthode de la gravure au sucre (sugar lift). Ce procédé me permet de dessiner directement sur la plaque de cuivre avec un mélange d'encre, de savon et de sucre, sur lequel j'ai appliqué lorsque sec un vernis dur (hard ground). Après une période de séchage, j'ai immergé la plaque dans l'eau bouillante, la partie dessinée avec le mélange encre/sucre/savon s'est détachée laissant le dessin libre de vernis pour accepter l'aquatinte et l'insertion dans l'acide. L'apport de numérique pour cette gravure se limite au mot "SORTIE" lequel provient d'une photo que j'ai prise dans le métro et que j'ai retravaillée dans Photoshop. L'image numérisée a été exposée et développée sur la deuxième plaque de cuivre enduite d'un film Puretch, avec apport d'aquatinte et insertion dans l'acide.

À l'impression, une fois le papier mouillé engagé sous la presse, j'ai apposé le chine-collé encollé sur la première plaque de cuivre encrée et j'ai effectué le premier passage. Prenant soin de garder le papier bien engagé sous la presse, j'ai substitué la deuxième plaque de cuivre, où seul le mot "SORTIE" est encré en rouge, et j'ai effectué le deuxième passage sous la presse.

dimanche 20 décembre 2009

"Des mots plein la tête", eau-forte avec Puretch




Des mots plein la tête (7 x 6 pouces), intaglio avec film Puretch.

Des trois procédés que j'ai étudiés en intaglio numérique, celui avec le film Puretch est de loin le plus intéressant, bien qu'il est très fragile à manipuler. L'image provient d'un de mes croquis lequel avait été dessiné sur les pages d'un vieux roman, numérisé et retravaillé dans Photoshop de façon à atténuer les écritures. Le film Puretch est très fragile et s'il n'a pas adhéré de façon parfaite au support de cuivre, il s'auto-détruit (...) lors de l'étape du développement de l'image, et il faut recommencer le processus.


L'intérêt de travailler avec un film Puretch est qu'il permet de retravailler l'image sur la plaque de cuivre avec les techniques habituelles de l'eau-forte. Dans le cas présent, j'ai utilisé le procédé de l'aquatinte et des insertions par étapes dans l'acide de façon à obtenir une gamme de gris et de noirs. Le tout a été complété par la pointe sèche dans le but de rehausser les contours.