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lundi 28 décembre 2009

"La sortie", eau-forte avec Puretch





La sortie (7x6 pouces), une eau-forte deux passages, dont un avec Puretch, et chine-collé.

Pour cette gravure j'ai choisi de travailler avec deux plaques de cuivre. Sur la première plaque de cuivre j'ai dessiné la porte du wagon de métro en utilisant la méthode de la gravure au sucre (sugar lift). Ce procédé me permet de dessiner directement sur la plaque de cuivre avec un mélange d'encre, de savon et de sucre, sur lequel j'ai appliqué lorsque sec un vernis dur (hard ground). Après une période de séchage, j'ai immergé la plaque dans l'eau bouillante, la partie dessinée avec le mélange encre/sucre/savon s'est détachée laissant le dessin libre de vernis pour accepter l'aquatinte et l'insertion dans l'acide. L'apport de numérique pour cette gravure se limite au mot "SORTIE" lequel provient d'une photo que j'ai prise dans le métro et que j'ai retravaillée dans Photoshop. L'image numérisée a été exposée et développée sur la deuxième plaque de cuivre enduite d'un film Puretch, avec apport d'aquatinte et insertion dans l'acide.

À l'impression, une fois le papier mouillé engagé sous la presse, j'ai apposé le chine-collé encollé sur la première plaque de cuivre encrée et j'ai effectué le premier passage. Prenant soin de garder le papier bien engagé sous la presse, j'ai substitué la deuxième plaque de cuivre, où seul le mot "SORTIE" est encré en rouge, et j'ai effectué le deuxième passage sous la presse.

mercredi 24 décembre 2008

"S'envoler commer les oiseaux", une gravure au sucre





















La technique du procédé au sucre (« sugar-lift etching ») est l’une des plus intéressantes en eau-forte.

La gravure S’envoler comme les oiseaux (8 x 14 pouces), que j'ai réalisée dans le cadre de la série inspirée de la nouvelle Naître à six ans écrite par André Ferron, a été faite à l’aide de ce procédé.

Après avoir fait plusieurs esquisses de travail à l’encre de chine, j’ai peint le dessin très librement sur le cuivre nu avec une plume chargée d’une encre saturée de sucre. Une fois l’encre bien sèche, j’ai recouvert la surface de la plaque d’un vernis pour eau-forte. Lorsque j'ai jugé que le vernis était sec, j'ai plongé la plaque dans un bain d’eau très chaude, ce qui a eu pour effet de ramollir le sucre et de soulever le vernis où la plume avait passé. J’ai par la suite passé la plaque, dégarnie en partie où se trouvait le dessin, à l’aquatinte et à l’eau-forte (perchlorure de fer dilué).



La gravure au sucre fait partie des procédés de gravure en creux ou d'intaglio sur plaque de métal (cuivre ou zinc) dont les cavités gravées par l'eau-forte retiendront l'encre lorsque la surface est essuyée avant l'impression.